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Voir la version complète : Israël : est-ce vraiment pour le meilleur ?


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14/12/2008, 23h05
En 1947-1949, les sionistes ont fait main basse sur les propriétés de meubles et immeubles de Palestiniens (terres agricoles, immeubles, maison, comptes en banque, industrie, commerces...) ; de 1948 à 1966, les palestiniens d'Israël spoliés ont vécu sous le régime militaire qui restreignait presque totalement leur mouvement. Pendant presque 20 ans, ils ont vécu en dehors de la société, le régime militaire étouffant le développement économique de la population.<br>
- dans l'économie : à la création d'Israël, environ 20 % du territoire étaient la propriété du KKL (organisme foncier du mouvement sioniste) ; aujourd'hui, après les confiscations des années 50 et 70, l'Israel Land Administration contrôle 93 % des terres du pays ! Pour les bédouins du Negev, ils disposaient auparavant pleinement des 12 000 km² de la région, aujourd'hui ils sont concentrés sur 1000 km² ! En conséquence, dans les villages bédouin, la densité peut monter jusqu'à 2716 habitants/ km², alors qu'elle n'est que de 80 habitants/ km² à Mizpe Ramon. Une partie des terres de l'État a été concédée à l'Agence juive, qui en assure la gestion pour le compte du Mouvement sioniste. Or, le règlement intérieur du Mouvement sioniste interdit la vente de terrains à des non-juifs, ce qui exclut d'office les palestiniens d'Israël. La superficie des exploitations agricoles juives est passée de 2270 km² en 1949 à 3420 km² en 1996 ; les exploitations palestiniennes sont passées de 1030 km² à 680 km² en 1996. Le ministère de l'agriculture attribue 98 % de l'eau publique aux exportations agricoles juives (contre 2 % pour les exploitations palestiniennes qu'Israël) ! Conséquence logique de cette discrimination : les exploitations palestiniennes d'Israël ne produisent que 5 % de la production agricole totale du pays. Au début des années 2000, les palestiniens d'Israël représentaient 14 % de la population totale du pays (sans Jérusalem-Est), mais ils ne possédaient que 4 % des terres du pays. Pour ce qui est du domaine public, seulement 2,5 % du domaine public israélien est du ressort des municipalités palestiniennes d'Israël, et seulement 0,15 % attribués à un usage non agricole ! De plus, dès 1959, le gouvernement accorde des subventions et des avantages fiscaux aux investissements en fonction de leur utilisation et de la répartition géographique : les villes et villages palestiniens d'Israël n'en ont jamais bénéficié. Autant dire que l'État d'Israël a fermé à ses citoyens d'origine palestinienne toute possibilité de développement économique agricole et industriel, afin qu'ils deviennent au mieux les sous-traitants bon marché des entreprises sionistes, ce qui a eu pour effet de transformer les villes palestiniennes d'Israël en cités-dortoirs. Le salaire horaire d'un palestinien citoyen d'Israël était, en 2003, inférieur de 56 % à celui des juifs ! En 2005,33 % des palestiniens israéliens étaient employés dans le secteur du bâtiment et de l'industrie, à peine 2 % remplissant une fonction de cadre de direction. En conséquence, la même année, 45,3 % d'entre eux vivaient sous le seuil de la pauvreté (contre 14,4 % des foyers juifs). <br>
- l'éducation : les villes palestiniennes d'Israël ne font pas partie des zones préférentielles qui bénéficient de budget supplémentaire. En conséquence, les classes dans le secteur palestinien d'Israël sont 15 % plus chargées que les classes des écoles du secteur juif. La pénurie de classe, de bibliothèques et de terrain de sport est flagrante dans les localités du Negev et à Jérusalem-Est occupée. En 2004,48 % des jeunes Israéliens de 17-18 ans avaient décroché le baccalauréat, mais parmi les palestiniens d'Israël, ils n'étaient que 34 %. De plus, seulement 75 % de bacheliers palestiniens d'Israël ont obtenu une note leur permettant de poursuivre des études universitaires (contre 87 % des bacheliers juifs). Au bout, (en 2002), seulement 6 % des palestiniens d'Israël de plus de 18 ans possédaient un diplôme universitaire, contre 20 % des juifs. Inégalité se retrouve dans le monde du travail : au début des années 2000, 12 % des palestiniens d'Israël étaient sans emploi contre 7 % de chômeurs parmi les juifs (seulement 6 % chez les druzes qui effectuent leur service militaire).<br>
- dans le secteur social : la mortalité infantile est 15 fois plus élevée dans le village de Jisr al Zarqa que dans la banlieue de Tel-Aviv. En 2005, 35 % des palestiniens d'Israël ne disposaient pas d'une assurance médicale complémentaire (contre 12 % seulement des juifs). Toujours pour des raisons économiques, seulement 27 % des palestiniens d'Israël avaient souscrit à une caisse complémentaire de retraite en 2002 (contre 47 % des juifs). Faute de crédits suffisants, une grande ville palestino-israélienne comme Nazareth ne dispose ni d'hôpital publique, ni d'université. Dans le Negev, environ 40 000 bédouins vivent dans 42 villages qui ne sont toujours pas reconnus par l'État d'Israël (certains existaient déjà en 1948 !), il n'y a donc aucun service public danIl y a 4 000 000 de réfugiés palestiniens citoyens israéliens de fait et de jure et qui attendent dans la misère dans des camps de taudis, sans identité, sans droit, loin de chez eux.<br>
Les pays arabes sont sur la touche depuis 1975, et c?est mieux ainsi, cela clarifie les données. <br>
Ce problème est entre Israël et des Palestiniens musulmans et chrétiens dépossédés de leurs biens et chassée de chez eux. C?est un problème judéo-palestinien et non israélo-arabe. Les Palestiniens dans leur quasi-totalité ne sont pas arabes d?ascendance.<br>
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Ajout : <br>
Un historien israélien détruit un mythe et explique comment fut inventé le peuple juif. En conclusion, les Israéliens sont des envahisseurs qui ont réussi le plus grand hold up de l'histoire. Ils ont volé un pays et chassé ses habitants.<br>
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Shlomo Sand dit :<br>
Déconstruction d?une histoire mythique<br>
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Comment fut inventé le peuple juif<br>
Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l?idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l?expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non ? à Dieu ne plaise ! ? les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. <br>
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